Transport de marchandises : accord Maroc-France pour 70 000 licences, les professionnels réclament une solution pour les visas

Juil 18, 2026 - 16:19
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Transport de marchandises : accord Maroc-France pour 70 000 licences, les professionnels réclament une solution pour les visas

L’annonce a été faite en marge de la réunion de haut niveau entre le Maroc et la France tenue les 15 et 16 juillet. Le gouvernement français a accepté de relever le quota de licences de transport routier pour les échanges bilatéraux et le transit. Deux organisations professionnelles du secteur ont accueilli favorablement cette décision, tout en tirant la sonnette d’alarme sur des blocages persistants. Charki El Hachemi, secrétaire général national de l’Union Générale des Professionnels du Transport International et National, estime que cet accord "aura des retombées positives sur le secteur du transport".

 Il formule cependant un vœu : que toutes les entraves soient levées, "notamment celles liées à la procédure de délivrance des visas". Il a aussi salué cette ouverture "rendue possible grâce à Sa Majesté le Roi" avec la partie française, qui "nous mettait auparavant des bâtons dans les roues avec des visas à durée de validité très courte, ce qui nous a beaucoup pénalisés". Pour lui, il ne faut "pas laisser passer cette opportunité". Il appelle le ministère de tutelle à "accélérer la mise en œuvre des mesures convenues".

De son côté, Moustafa Chaoun, secrétaire général de l’Organisation Démocratique du Transport et de la Logistique, reconnaît les efforts du ministère avec les pays partenaires commerciaux. Il salue l’augmentation du quota qui va "accélérer l’entrée des camions marocains sur le territoire français". Mais il insiste sur un autre chantier : les visas. "L’ambassade de France rejette actuellement un nombre important de demandes de chauffeurs professionnels, y compris ceux qui exercent depuis plus de 20 ans sans la moindre infraction", déplore-t-il.

Il ajoute que "le traitement des dossiers prend un temps très long, incompatible avec les engagements des professionnels envers les sociétés de groupage et les usines d’exportation". Le responsable évoque également le nouveau système EES entré en vigueur. Ce dispositif limite à 90 jours la durée de présence d’un chauffeur dans l’espace Schengen. À cela s’ajoutent "plusieurs contraintes, notamment la durée des allers-retours et les 3 jours d’attente sur le ferry entre Algésiras et le Maroc", précise-t-il.