Produits de la mer : Le Maroc 3e fournisseur de l’UE en avril 2026
Le Maroc confirme son statut de puissance halieutique sur le marché européen. En avril 2026, le royaume s’est classé 3e fournisseur de poissons et de produits de la mer de l’Union européenne, selon un dépouillement des données d’Eurostat. Avec 116,3 millions d’euros de marchandises livrées, le Maroc se positionne derrière la Norvège, largement en tête avec 607,1 millions d’euros, et l’Islande avec 140,4 millions. Il devance le Royaume-Uni à 104,8 millions d’euros et l’Équateur à 95,7 millions.
L’avance sur Londres est de 11,5 millions et de 20,6 millions sur Quito, ce qui consolide «une place parmi les trois premières sources extérieures d’approvisionnement du marché européen au cours du mois». Cette performance mensuelle s’inscrit dans une tendance de fond. Sur l’ensemble de l’année 2025, les 27 pays de l’UE ont importé pour 1,65 milliard d’euros de poissons et produits apparentés depuis le Maroc, en hausse de 1,6% sur un an d’après la base Comext de la Commission européenne.
Cette catégorie représente 6,5% de la totalité des importations européennes en provenance du royaume et 5,4% des achats halieutiques de l’UE auprès des pays tiers. Le commerce reste très largement excédentaire pour le Maroc. Dans le sens inverse, les ventes européennes de produits de la pêche au royaume ont atteint 184 millions d’euros en 2025, soit +2,4%. L’écart dégage ainsi un solde favorable au Maroc de près de 1,47 milliard d’euros. Eurostat décrit «un commerce halieutique très déséquilibré au profit du Maroc, dont les livraisons vers l’UE dépassent presque neuf fois les achats effectués auprès des fournisseurs européens».
Cette position s’explique dans un contexte de forte dépendance de l’UE aux importations. Une étude remise en 2026 à la commission de la pêche du Parlement européen estime que plus de 80% de la consommation européenne de produits de la pêche et de l’aquaculture est désormais couverte par les importations. Le Maroc capitalise sur sa proximité maritime, ses capacités de transformation, ses liaisons avec les ports ibériques et une offre diversifiée qui mêle produits frais, crustacés, mollusques et conserves.


































