Pression américaine sur le conflit du Sahara : l’Algérie cherche un soutien russe après les discussions de Madrid
Au milieu de la pression croissante des États-Unis pour mettre fin au conflit du Sahara, l’Algérie s’est retrouvée isolée politiquement lors des discussions de Madrid la semaine dernière, organisées sous l’égide des Nations Unies et des États-Unis, et auxquelles ont participé le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le Front Polisario. Dans une tentative d’atténuer cette pression, le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Alimov, a reçu le jeudi 12 février l’ambassadeur algérien à Moscou, Toufik Ajouma, à sa demande, pour discuter des moyens de renforcer le partenariat stratégique entre les deux pays et de coordonner leurs positions sur la plateforme des Nations Unies.
Les échanges ont également porté sur les questions régionales et internationales, y compris la situation au Sahara et au Sahel. Bien que le communiqué russe ait mis l’accent sur le développement des relations bilatérales, la rencontre dépasse le simple protocole. Elle représente une initiative algérienne visant à présenter les conclusions de la conférence de Madrid et à contrer le processus favorisant la position marocaine et américaine, notamment en ce qui concerne l’initiative marocaine d’autonomie. Malgré les efforts de l’Algérie pour mobiliser le soutien de la Russie, Moscou n’a fait aucune déclaration sur le déroulement de la conférence de Madrid et n’a pas contesté la médiation américaine.
La position russe continue de reconnaître la souveraineté marocaine sur le Sahara et de soutenir l’initiative marocaine d’autonomie. Dans les semaines à venir, des discussions directes ou téléphoniques sont attendues entre les ministres des Affaires étrangères de la Russie et de l’Algérie, en parallèle ou en amont de rencontres russes avec l’envoyé personnel de l’ONU, Staffan de Mistura, afin de clarifier la position russe sur le conflit et de définir sa vision stratégique pour la région.


































