Nucléaire civil : l’administration Trump transmet au Congrès un accord de coopération avec l’Arabie saoudite

Juil 22, 2026 - 13:31
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Nucléaire civil : l’administration Trump transmet au Congrès un accord de coopération avec l’Arabie saoudite

Washington et Riyad franchissent une nouvelle étape dans leur partenariat énergétique. Selon des sources citées par l’agence Reuters, l’administration Trump prévoit de transmettre dans les prochains jours au Congrès américain un accord de coopération nucléaire civile avec l’Arabie saoudite. L’accord, appelé "Accord 123", s’inscrit dans le cadre de la loi américaine sur l’énergie atomique de 1954. Ce texte autorise le gouvernement et les entreprises américaines à coopérer avec des partenaires étrangers pour le développement de projets nucléaires civils, à travers le transfert de technologies et d’expertises.

Le document porte la signature du secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, et de son homologue saoudien, le prince Abdelaziz ben Salmane. Les deux responsables avaient conclu un accord de principe à Riyad l’année dernière. La transmission au Congrès intervient alors que plusieurs points font débat, notamment ceux relatifs à l’enrichissement de l’uranium et au retraitement du combustible usé. Ces deux processus peuvent être liés au développement de capacités nucléaires militaires.

 D’après les mêmes sources, l’accord ne prévoit pas la "norme en or" que Washington a exigée dans certaines de ses conventions nucléaires. Cette norme impose de renoncer à l’enrichissement de l’uranium et au retraitement. Le texte n’inclut pas non plus le "protocole additionnel" de l’Agence internationale de l’énergie atomique, qui accorde aux inspecteurs internationaux des pouvoirs élargis pour surveiller les activités nucléaires, y compris des inspections inopinées sur des sites non déclarés. Les sources indiquent que l’accord ouvre un cadre légal pour la coopération dans le cycle du combustible nucléaire, y compris la possibilité d’étudier les techniques d’enrichissement de l’uranium.

Toutefois, il n’engage pas les États-Unis à transférer à l’Arabie saoudite des capacités ou des technologies liées à ce domaine. Le secrétaire à l’Énergie, Chris Wright, avait déjà affirmé que l’accord préliminaire ne portait pas sur l’enrichissement de l’uranium et qu’il respectait les normes de non-prolifération prévues par la loi américaine, considérées parmi les plus strictes au monde.