Népal et Tibet : le bilan s’alourdit après les glissements de terrain meurtriers
Les autorités népalaises ont annoncé avoir retrouvé 170 corps à ce stade, alors que les opérations de recherche se poursuivent dans des conditions difficiles. Selon le département du Tourisme, 488 touristes et voyageurs sont toujours portés disparus. Parmi eux, 393 sont de nationalité étrangère. Le bilan est particulièrement lourd pour l’Inde avec 142 ressortissants manquants. D’autres pays sont également touchés : le Royaume-Uni, la Malaisie, l’Australie, les Pays-Bas, les États-Unis, le Portugal, l’Afrique du Sud, la Corée du Sud et l’Ukraine. Canberra a confirmé la disparition de 34 de ses ressortissants. Tokyo fait état de 5 Japonais disparus, tandis que Séoul recense 9 ressortissants portés manquants. De l’autre côté de l’Himalaya, la situation est tout aussi dramatique au Tibet.
Une coulée de boue et de roches a fait 3 morts et 558 disparus, dont 270 étrangers, d’après un nouveau bilan publié jeudi par l’agence Chine Nouvelle. Un chiffre en forte hausse par rapport au précédent bilan qui faisait état de 265 disparus. Les autorités craignent que le nombre de victimes ne continue d’augmenter au vu de l’ampleur des dégâts. Ces catastrophes interviennent en pleine mousson, période qui s’étend généralement de juin à septembre au Népal et dans une grande partie de l’Asie du Sud. Inondations et glissements de terrain sont alors fréquents.
Pour les scientifiques, le changement climatique joue un rôle aggravant en intensifiant et en multipliant ces phénomènes météorologiques extrêmes.


































