Maroc : Suspension du projet de terminal de gaz naturel liquéfié à Nador

Fév 3, 2026 - 17:30
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Maroc : Suspension du projet de terminal de gaz naturel liquéfié à Nador

Le Maroc a annoncé la suspension de son projet de terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) sur la façade méditerranéenne, un investissement évalué à près d’un milliard de dollars. Ce projet, considéré comme hautement stratégique, visait à renforcer les importations énergétiques du pays et à réduire le recours aux combustibles plus polluants. Selon le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, cette décision intervient à la lumière de nouveaux paramètres et hypothèses liés à la mise en œuvre du projet.

 Le terminal devait permettre la construction d’infrastructures de transport de gaz reliant le port de Nador West Med aux principales zones industrielles du Maroc. Sa capacité annuelle était estimée à cinq milliards de mètres cubes, soit plus de quatre fois la consommation actuelle du pays, évaluée à environ 1,2 milliard de mètres cubes par an. Plusieurs opérateurs nationaux et internationaux avaient déjà manifesté leur intérêt suite aux appels d’offres lancés en décembre dernier, mais la suspension remet en question la poursuite de ces démarches.

Cette décision intervient quelques jours après une réunion présidée par le roi Mohammed VI consacrée au développement du port de Nador West Med, en présence de plusieurs responsables gouvernementaux, dont la ministre de la Transition énergétique. Le gouvernement envisage par ailleurs d’autres terminaux GNL sur la côte atlantique, dans le cadre d’un programme global de 3,5 milliards de dollars visant à porter la consommation nationale de gaz à douze milliards de mètres cubes d’ici 2030.

 L’impact de cette suspension sur un autre projet, une unité flottante de stockage et de regazéification de GNL destinée à être amarrée à Nador, reste encore incertain. La date limite de présélection pour ce projet était initialement fixée au 30 janvier, et de nouvelles décisions seront attendues dans les prochaines semaines pour préciser l’avenir des infrastructures gazières au Maroc.