L’ONU alerte : le monde traverse une période particulièrement dangereuse
Le monde bascule dans une zone de turbulences sans précédent. C’est l’avertissement lancé lundi à Genève par Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, à l’ouverture de la 63e session du Conseil des droits de l’homme. Selon lui, plus de 60 conflits impliquant au moins un État sont actuellement en cours. Un chiffre jamais atteint depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. "Nous sommes entrés sur un territoire particulièrement dangereux", a-t-il déclaré, inquiet de la recrudescence des affrontements entre États.
Dans son bilan annuel sur l’état des droits humains, Türk a appelé à un retour immédiat à la diplomatie. "Il n’y a qu’une seule issue à cette folie : des négociations de paix conformes à la Charte de l’ONU", a-t-il martelé. Le Haut-Commissaire a pointé plusieurs foyers de tension. Au Moyen-Orient, les hostilités ont repris. En Europe, la guerre entre la Russie et l’Ukraine se poursuit sans issue claire. Mais c’est aussi sur le terrain technologique que l’alerte est la plus vive : l’usage croissant de drones entièrement autonomes capables de tuer sans intervention humaine.
Pour Volker Türk, leur interdiction doit devenir une priorité urgente de la communauté internationale. La session du Conseil, qui se tient du 7 septembre au 7 octobre à Genève, intervient dans un contexte d’érosion du droit international. Face à cette multiplication des crises, Türk plaide pour une réaffirmation des principes fondamentaux et une action collective pour éviter une escalade incontrôlable.



































