Lekjaa : le déficit budgétaire prévu à 3% en 2026 et la dette publique sous 66% du PIB

Juil 7, 2026 - 12:25
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Lekjaa : le déficit budgétaire prévu à 3% en 2026 et la dette publique sous 66% du PIB

Le ministre délégué auprès de la ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a confirmé que la situation financière du Maroc poursuit sa trajectoire positive. Lors de la présentation du projet de loi de règlement relatif à l’exécution de la loi de finances 2024 devant la Chambre des représentants, il a indiqué que le gouvernement prévoit de ramener le déficit budgétaire à 3% du PIB en 2026, après un taux attendu de 3,3% en 2025. La dette publique devrait quant à elle baisser à moins de 66% du PIB. Lekjaa a précisé que les résultats enregistrés à fin juin montrent la capacité des finances publiques à atteindre les objectifs fixés.

 Il a souligné que l’exécutif poursuit son engagement à préserver les grands équilibres macroéconomiques jusqu’à la fin du mandat. La Chambre des représentants a adopté à la majorité le projet de loi de règlement n°04.26 avec 85 voix pour et 35 voix contre, sans abstention. Cette adoption s’inscrit dans le cadre de l’achèvement de la procédure d’évaluation de l’exécution de la loi de finances. Le ministre a relevé que le gouvernement a soumis le projet de loi au Parlement plus de quarante jours avant le délai légal. Cette anticipation permet, selon lui, de donner plus de temps à l’institution législative pour examiner les résultats d’exécution du budget et de renforcer son rôle de contrôle des finances publiques.

Il a également appelé à réviser la loi organique relative à la loi de finances afin de réduire le délai entre l’adoption de la loi de règlement et l’élaboration du projet de loi de finances. L’objectif est d’assurer une meilleure articulation entre l’évaluation des résultats et la programmation financière des années suivantes. Sur le plan économique, Lekjaa a rappelé que l’année 2024 a été marquée par la persistance des défis liés au contexte international, notamment les tensions géopolitiques, le ralentissement de l’économie mondiale et la faiblesse de la croissance dans plusieurs pays européens.

 L’économie nationale a également subi les effets de la sécheresse pour la sixième année consécutive, ce qui a entraîné un recul de 4,8% de la valeur ajoutée du secteur agricole. En revanche, les activités non agricoles ont continué d’afficher des performances positives. Ces éléments ont permis au Maroc d’enregistrer un taux de croissance de 3,8% en 2024, soutenu par la reprise du secteur touristique et l’amélioration des exportations. Concernant les finances publiques, le déficit budgétaire a baissé à 3,8% en 2024 contre 4,3% en 2023.

Le ratio de la dette publique est passé à 67,7% du PIB contre 68,8% l’année précédente. Le ministre a affirmé que le gouvernement maintient une approche fondée sur la liaison des dépenses publiques aux résultats. La réforme prévue de la loi organique relative à la loi de finances contribuera, d’après lui, à développer les mécanismes d’évaluation de la dépense publique et à renforcer son efficacité. Les données financières montrent que les recettes du budget général ont atteint 527,9 milliards de dirhams, pour des dépenses de 516,7 milliards de dirhams. Les comptes spéciaux du Trésor ont enregistré des recettes de 194,13 milliards de dirhams et des dépenses de 172,81 milliards de dirhams.

 L’exécution de la loi de finances 2024 s’est soldée par un excédent de 11,21 milliards de dirhams pour le budget général, un excédent de 21,32 milliards de dirhams pour les comptes spéciaux du Trésor et de 4,1 milliards de dirhams pour les services de l’État gérés de manière autonome. L’excédent global des ressources par rapport aux dépenses s’établit ainsi à 36,84 milliards de dirhams.