Le Maroc, troisième puissance africaine en nombre de millionnaires et leader de la croissance
Le Maroc poursuit son ascension économique sur le continent africain. Selon le rapport « Wealth in Africa 2026 » publié par le cabinet New World Wealth, le Royaume se classe désormais à la troisième place en Afrique en nombre de personnes détenant un patrimoine supérieur à un million de dollars, avec un total estimé à 8 300 millionnaires. Il devance ainsi de peu le Nigeria qui en compte 8 100, tout en restant derrière l’Afrique du Sud, largement en tête avec 48 200 millionnaires, et l’Égypte qui en dénombre 15 100. Le Kenya complète le top 5 avec 6 500 fortunés. Ce positionnement ne doit cependant pas occulter la dynamique qui accompagne cette richesse.
Le Maroc enregistre en effet la progression la plus rapide parmi les cinq principales économies africaines, avec une hausse de 55 % du nombre de millionnaires au cours des dernières années. Un rythme sans commune mesure avec celui de l’Afrique du Sud, en hausse de 10 %, ou du Kenya, en progression de 16 %. À l’inverse, l’Égypte et le Nigeria ont vu leur nombre de millionnaires reculer respectivement de 14 % et 33 %, une tendance que le rapport impute en partie aux fluctuations des devises locales face au dollar américain, référence utilisée pour évaluer les actifs. Sur le plan interne, la concentration de la richesse reste marquée par le poids de Casablanca.
La capitale économique abrite à elle seule près de 2 800 millionnaires. Elle tire profit de son rôle central dans le système financier national, de la présence des sièges bancaires, de la Bourse de Casablanca, mais aussi de grands groupes comme l’OCP ou encore de la place financière internationale « Casablanca Finance City ». Pour autant, la carte de la richesse au Maroc se redessine progressivement. Marrakech s’impose comme l’un des territoires les plus dynamiques avec une augmentation de 82 % du nombre de millionnaires en dix ans, portée par l’attractivité touristique, le développement de l’immobilier haut de gamme et l’essor de l’hôtellerie de luxe.
Tanger affiche pour sa part une croissance de 42 %, soutenue par l’expansion industrielle, la montée en puissance du port Tanger Med et l’afflux d’investissements étrangers liés à l’exportation et aux services. Ces deux villes illustrent une diversification croissante des pôles de création de richesse au Maroc, au-delà du centre traditionnel casablancais. En combinant un volume important de fortunés et la plus forte croissance du continent, le Maroc confirme son statut d’économie émergente solide et attractive.
Cette trajectoire reflète la stabilité macroéconomique du Royaume, la poursuite des grands chantiers d’infrastructures et la capacité à attirer des capitaux, des éléments qui renforcent son image de destination de référence pour l’investissement et la création de patrimoine en Afrique.


































