Le Maroc défie la tendance baissière et enregistre un boom des IDE en 2025 selon la CNUCED

Juil 9, 2026 - 14:05
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Le Maroc défie la tendance baissière et enregistre un boom des IDE en 2025 selon la CNUCED

Le Maroc défie la tendance baissière et enregistre un boom des IDE en 2025 selon la CNUCED À contre-courant de la région, le Royaume attire 3,338 milliards de dollars d’investissements étrangers en 2025, soit une hausse de 91% sur un an. Le Maroc a réussi l’exploit de nager à contre-courant. Alors que les flux d’investissements directs étrangers reculaient fortement dans son environnement régional, le Royaume a enregistré une véritable percée en 2025, portée par la résilience de son secteur industriel et ses grands projets dans les énergies renouvelables.

C’est ce que révèle le Rapport sur l’investissement dans le monde 2026, publié cette semaine par la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement. Des entrées d’IDE presque doublées Selon le rapport onusien publié mardi, les entrées d’IDE au Maroc ont connu un bond spectaculaire en 2025 pour atteindre 3,338 milliards de dollars. Il s’agit d’une croissance record de 91% par rapport à 2024, année où les flux s’étaient établis à 1,748 milliard de dollars.

Cette dynamique place les investissements étrangers au cœur du modèle de développement marocain. Ils représentent désormais 7,5% du total de la formation brute de capital fixe du pays, contre seulement 4,2% un an plus tôt. La bonne santé ne concerne pas que les entrées. Les sorties d’IDE marocains vers l’étranger affichent également une embellie positive. Elles ont progressé de 19,4% pour s’établir à 813 millions de dollars en 2025, contre 681 millions en 2024. Des méga-projets Greenfield dans le top 10 africain Ce regain d’attractivité se traduit concrètement sur le terrain.

Le rapport souligne la capacité du Maroc à attirer des projets Greenfield d’envergure. Plusieurs d’entre eux figurent parmi les 10 plus grands projets annoncés sur l’ensemble du continent africain en 2025, notamment dans les secteurs de l’industrie et des énergies renouvelables. L’Afrique et l’Afrique du Nord en fort repli Ce succès marocain tranche avec la tendance générale. Au niveau mondial, les économies ont certes enregistré une reprise prudente de 6% avec des entrées d’IDE mondiales à 1,624 billion de dollars, dans un contexte marqué par une incertitude géopolitique et économique persistante. Mais le continent africain a subi de fortes pressions correctives.

Ses flux entrants ont chuté de 26,3% à 69,506 milliards de dollars. Le recul est encore plus marqué en Afrique du Nord, où les IDE se sont effondrés de 56,3% pour tomber à 22,394 milliards de dollars. La CNUCED explique cette baisse par l’absence des méga-transactions exceptionnelles qui avaient marqué l’exercice précédent. Dans ce contexte régional morose, la performance du Maroc apparaît d’autant plus remarquable.

En presque doublant ses entrées d’IDE, le Royaume confirme son positionnement comme hub industriel et énergétique stable et crédible pour les investisseurs internationaux.