La Chine écarte toute participation immédiate aux négociations sur le désarmement nucléaire
La Chine a annoncé, jeudi, qu’elle ne participerait pas « à ce stade » aux discussions internationales sur le désarmement nucléaire, alors que les États-Unis insistent de nouveau sur la nécessité d’élargir ces négociations à Pékin, à la suite de l’expiration du dernier traité de limitation des armements nucléaires entre Washington et Moscou. Lors d’un point de presse régulier, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a déclaré que les capacités nucléaires de la Chine demeurent sans commune mesure avec celles des États-Unis et de la Russie, estimant qu’il n’était donc pas opportun pour son pays de s’engager actuellement dans des négociations de désarmement nucléaire multilatérales.
Le traité New Start, dernier accord contraignant encadrant les arsenaux nucléaires américain et russe, est arrivé à expiration jeudi, ravivant les inquiétudes internationales quant à une possible relance de la course aux armements et à la prolifération nucléaire. La Russie a affirmé, mercredi, ne plus se considérer liée par les dispositions de cet accord, mettant fin à l’un des principaux piliers du régime mondial de contrôle des armements. De leur côté, les États-Unis ont adopté une position plus prudente, tout en soulignant la nécessité d’un nouveau cadre de contrôle des armements plus inclusif.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a ainsi réaffirmé que le président Donald Trump estime qu’un dispositif de contrôle efficace des armes nucléaires ne peut se faire sans la participation de la Chine, compte tenu de l’ampleur croissante et de la modernisation continue de son arsenal nucléaire. Cette divergence de positions souligne les difficultés à relancer un processus de désarmement nucléaire à l’échelle mondiale, dans un contexte géopolitique marqué par la montée des tensions stratégiques entre les grandes puissances et l’érosion progressive des accords multilatéraux existants.
Alors que la communauté internationale s’inquiète d’un affaiblissement durable du régime de non-prolifération, l’absence de consensus entre Washington, Moscou et Pékin complique toute tentative de mise en place d’un nouvel accord susceptible de limiter efficacement les arsenaux nucléaires et de réduire les risques pour la sécurité mondiale.


































