Industrie auto : le Maroc devient la première base hors Asie d’un équipementier chinois
Nouveau coup de projecteur sur l’attractivité du Maroc dans l’automobile. Un fabricant chinois de systèmes de commande a décidé d’y implanter sa première usine en dehors de l’Asie. Objectif : produire au plus près du marché européen. Selon une analyse de Dongxing Securities publiée début mai, cette future unité marocaine est pensée pour devenir le principal pôle de production international du groupe. Le projet, évoqué dès 2025, représente une enveloppe d’environ 20 millions de dollars en fonds propres. Coté à Shanghai, l’équipementier produit des leviers de vitesse électroniques, des pédales d’accélérateur et des faisceaux électriques.
Il équipe déjà Renault et Stellantis et a livré ces deux groupes pour la première fois à l’international en 2025. Son arrivée au Maroc répond à une logique simple : se rapprocher de Tanger et Kénitra, où les deux constructeurs franco-français et franco-italiens concentrent une part importante de leur production destinée à l’Europe. Le rapport de Dongxing Securities pointe les facteurs clés du choix marocain : accès direct à l’UE via les accords de libre-échange, coûts logistiques réduits, foncier industriel disponible, fiscalité avantageuse et coût du travail compétitif.
Dans un contexte de baisse des marges, les sous-traitants asiatiques n’ont plus d’autre choix que de se rapprocher de leurs clients. Pour le Maroc, cette nouvelle implantation renforce encore son positionnement comme plateforme d’exportation automobile vers l’Europe et conforte l’écosystème local des équipementiers.



































