France : recul des blocages dans les lycées
Ce lundi 5 octobre à midi, seuls 413 établissements étaient encore concernés par des perturbations, soit bien moins que vendredi (564) et jeudi (610). Une baisse de plus de 30% par rapport au pic de la semaine dernière. Pour expliquer ce recul, le ministère met en avant les discussions menées avec les représentants lycéens. Il souligne toutefois que 40% des lycées perturbés lundi l'étaient pour la première fois, ce qui, selon lui, traduit "la tentative d'éléments extérieurs d'étendre le mouvement". La situation reste néanmoins sous haute tension. À Lens, un lycéen de 15 ans a été grièvement blessé après avoir ramassé une grenade, perdant une main. Son pronostic vital n'est pas engagé, mais l'IGPN a été saisie.
C'est la sixième procédure ouverte depuis le début des blocages. Par ailleurs, 78 membres du personnel et 190 élèves ont été blessés depuis le début de la contestation. Le ministre Édouard Geffray a dénoncé des attaques ciblées contre le personnel éducatif. De son côté, le gouvernement a pointé du doigt LFI, accusant les députés Louis Boyard et Bally Bagayoko d'alimenter les violences. Malgré la décrue, l'académie de Normandie a dû fermer 34 lycées pour raisons de sécurité, dont deux établissements emblématiques à Caen et Rouen.
À Lyon, dans le Rhône et à Lille, des échauffourées ont éclaté aux abords de plusieurs lycées, donnant lieu à des interpellations. Le mouvement est loin d'être terminé. Une nouvelle journée de mobilisation est prévue ce mardi 6 octobre à l'appel des organisations lycéennes et étudiantes, avec un rassemblement central à Paris, alors que les préfets interdisent tout rassemblement près des lycées fermés depuis vendredi.































