Forte poussée des cours du brut après le revirement iranien sur le détroit d’Ormuz

Avr 20, 2026 - 11:50
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Forte poussée des cours du brut après le revirement iranien sur le détroit d’Ormuz

Les prix du pétrole enregistrent une progression marquée lundi. L’Iran a annulé samedi sa décision d’ouvrir le détroit d’Ormuz, relançant les tensions avec les Etats-Unis à l’approche de la fin du cessez-le-feu. Les autorités iraniennes justifient ce retour au strict contrôle du détroit par le maintien du blocus américain visant les ports iraniens, alors que Téhéran avait annoncé vendredi la levée des restrictions de passage. Le groupe français de transport maritime CMA CGM a fait savoir dimanche à l’AFP qu’un de ses navires avait essuyé des tirs de semonce samedi dans la zone.

De son côté, la marine militaire américaine a tiré sur un cargo iranien qui cherchait à contourner le blocus imposé par Washington aux ports iraniens et en a pris le contrôle, a déclaré dimanche Donald Trump sur son réseau Truth Social. Selon les données du site Marine Traffic, aucun transit n’a été enregistré dimanche dans le détroit. Cette situation limite les flux physiques de brut en raison des perturbations logistiques, de l’allongement des délais d’acheminement et de l’augmentation des coûts de fret et d’assurance, souligne Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB. Vers 09H10 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin progressait de 5,24 pourcent à 95,12 dollars.

Le baril de West Texas Intermediate pour livraison en mai avançait de 5,82 pourcent à 88,73 dollars. Malgré cette nette remontée depuis vendredi, les niveaux atteints montrent que le marché garde la conviction qu’un compromis entre les Etats-Unis et l’Iran reste possible, note Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

L’incertitude demeure toutefois lundi quant à la tenue de nouvelles discussions au Pakistan entre les deux pays, à moins de quarante-huit heures de l’expiration du cessez-le-feu. Nous n’avons pour l’instant aucun projet pour le prochain cycle de négociations et aucune décision n’a été prise à ce sujet, a indiqué Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, qui s’interroge sur le sérieux de Washington dans le processus diplomatique.

 En l’absence d’accord, les prix devraient poursuivre leur hausse car chaque journée de fermeture du détroit d’Ormuz rapproche le marché d’un risque élevé de pénuries, prévient Bjarne Schieldrop.