Énergie : Paris et Lisbonne misent sur le Maroc pour relier les réseaux électriques à l’Europe

Juil 21, 2026 - 16:45
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Énergie : Paris et Lisbonne misent sur le Maroc pour relier les réseaux électriques à l’Europe

La question des échanges d’électricité entre l’Europe et l’Afrique revient avec force. Le Maroc, déjà relié à l’Espagne via le détroit de Gibraltar, suscite désormais l’intérêt de nouveaux partenaires. Côté français, l’annonce a été faite le 16 juillet à Rabat. A l’occasion de la réunion intergouvernementale de haut niveau, Paris a indiqué lancer un appel à manifestation d’intérêt pour étudier la faisabilité d’une liaison électrique directe avec le Maroc. Le but : importer de l’électricité verte produite au Royaume afin de sécuriser l’approvisionnement français et soutenir les objectifs de décarbonation.

De son côté, le Portugal a décidé de remettre sur les rails son projet d’interconnexion avec le Maroc. Quatre jours après l’annonce française, Lisbonne a confirmé vouloir accélérer le dossier en s’appuyant sur un double levier : une demande de soutien auprès de la Commission européenne et une mobilisation d’investisseurs privés. Les deux capitales entendent également lancer des consultations pour mesurer l’intérêt du marché. Il ne s’agit pas de projets identiques.

 Celui du Portugal avait déjà fait l’objet d’une étude en 2018, sans concrétisation. Il bénéficie aujourd’hui d’un nouveau contexte marqué par la flambée des prix de l’énergie et l’urgence climatique, qui poussent l’UE à chercher des sources d’électricité complémentaires. Au-delà des aspects techniques, ces démarches traduisent une même lecture : le Maroc est perçu comme un maillon essentiel du futur système énergétique euro-méditerranéen. Grâce à son important potentiel en solaire et en éolien, et à sa proximité avec l’Europe, le Royaume peut devenir un exportateur net d’électricité propre vers le continent.

Pour Rabat, ces annonces confirment l’attractivité de la stratégie énergétique nationale. Pour Bruxelles, elles offrent une piste concrète pour diversifier les importations et renforcer la résilience des réseaux européens. Reste désormais à franchir les étapes de financement et d’études pour transformer ces intentions en câbles sous-marins reliant les deux rives.