D'ici 2045, Boeing anticipe une forte hausse du trafic aérien
Dans ses perspectives de marché pour l'Afrique dévoilées mardi, le continent aura besoin de près de 1.200 nouveaux avions pour répondre à la demande. Une demande tirée d'abord par le trafic intra-africain, qui devrait connaître la croissance la plus rapide, grâce à l'amélioration des connexions régionales. Si l'Europe demeure la première destination internationale, les liaisons entre pays africains vont se multiplier. Pour y faire face, Boeing mise surtout sur les monocouloirs. Sur les livraisons attendues, 870 seront des avions à fuselage étroit, parfaits pour les vols nationaux et régionaux.
La flotte de gros-porteurs, elle, va plus que doubler pour soutenir les liaisons long-courriers, tout comme le cargo qui passera de 60 à 150 appareils avec l'essor du commerce électronique et des exportations à haute valeur ajoutée. Une croissance qui ne pourra se faire sans les hommes. Le constructeur américain estime à 75.000 le nombre de professionnels à former : 22.000 pilotes, 25.000 techniciens et 28.000 membres d'équipage. Un marché des services évalué à 140 milliards de dollars. "Il faudra s'engager davantage en faveur de la modernisation des flottes, des solutions numériques et du développement des compétences", souligne Shahab Matin, Directeur Marketing de Boeing Commercial, qui appelle à des investissements pour rendre le transport aérien plus accessible financièrement.































