Damas salue le retrait de la Syrie de la liste américaine des États soutenant le terrorisme
Le président intérimaire syrien Ahmed al-Sharaa a accueilli favorablement la décision de Washington de retirer la Syrie de la liste des États accusés de soutenir le terrorisme. Annoncée lundi, cette mesure marque une nouvelle avancée vers la levée des sanctions et ouvre la voie à une reprise des investissements dans un pays en quête de reconstruction. Dans une intervention mardi, al-Sharaa a estimé que "la Syrie se débarrasse d'une tache sombre et tourne une page douloureuse de son passé pour s'engager sur la voie du développement, de la reconstruction et du redressement".
Il a adressé ses remerciements au président américain Donald Trump et aux pays qui ont soutenu cette démarche. La désignation américaine, en vigueur depuis des décennies, s’accompagnait de restrictions économiques lourdes. Son annulation intervient dans un contexte de rapprochement entre Damas et Washington après la chute de Bachar al-Assad en 2024. Le département du Trésor a annoncé dans le même temps un allègement des sanctions. Parallèlement, le département d’État a levé la désignation de Hay'at Tahrir al-Sham comme organisation terroriste.
Ce groupe, dirigé par al-Sharaa et issu de l’ancien Front al-Nosra, a mené l’offensive qui a renversé le régime. Il s’était dissocié d’Al-Qaïda en 2016. Les nouvelles autorités syriennes misent désormais sur cette ouverture pour attirer les capitaux étrangers et relancer les infrastructures détruites par plus de treize ans de guerre.

































