Cafés au Maroc : 200.000 établissements et 1 million d’emplois, un nouveau cadre légal en préparation
Le ministre de l’Inclusion Économique, de la Petite Entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, a révélé que le Maroc compte près de 200.000 cafés répartis dans les différentes villes du Royaume. Ces établissements emploient plus d’un million de personnes, a-t-il précisé lors de la séance des questions orales à la Chambre des Représentants. Le ministre a souligné que les cafés au Maroc sont soumis à 13 types d’impôts et taxes, malgré de grandes disparités de revenus entre les établissements. "Il existe des cafés qui ne paient que 5.000 dirhams d’impôts, alors que d’autres s’acquittent de 2,4 millions de dirhams", a-t-il indiqué.
Il a qualifié cet écart d’"illogique", un constat déjà soulevé auprès de lui par la Fédération Nationale des Associations des Cafés et Restaurants du Maroc. Younes Sekkouri a annoncé l’existence d’une coordination et de canaux de communication ouverts avec le Ministère de l’Intérieur pour élaborer une loi spécifique aux cafés. L’objectif est de permettre à ces établissements de passer du secteur informel à un cadre juridique organisé. Le ministre a mis en avant le "désordre" que connaissent certains cafés qui ne disposent pas d’un statut légal clair.
Le responsable gouvernemental a également fait état de la poursuite du dialogue avec le Ministère de l’Économie et des Finances concernant les taxes et redevances imposées aux cafés. Parallèlement, le ministère a mis à disposition des acteurs du secteur le programme "Idmaj". Ce dispositif vise à soutenir les cafés créateurs d’emplois à travers des contrats de l’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences, ANAPEC.
Avec près d’un million d’emplois générés, le secteur des cafés représente ainsi un maillon essentiel de l’économie nationale et de l’insertion professionnelle des jeunes.


































