Batteries électriques : Volkswagen et Gotion choisissent Kénitra pour une usine stratégique de 3,22 milliards d'euros
Le Maroc s'impose comme un maillon clé de la voiture électrique européenne. Le groupe Volkswagen, via sa filiale PowerCo, et le géant chinois Gotion High-tech vont implanter à Kénitra une usine de matériaux actifs de cathode LFP, un composant essentiel des batteries lithium-fer-phosphate. Cette annonce s'inscrit dans un investissement conjoint de 3,22 milliards d'euros pour créer trois coentreprises : Valence en Espagne et Šurany en Slovaquie pour la production de cellules de batteries LFP, et Kénitra au Maroc pour les matériaux cathodiques.
Gotion détiendra 51% de la joint-venture marocaine et en assurera la gestion opérationnelle aux côtés de PowerCo. La technologie LFP est au cœur de la stratégie des deux groupes. Moins chère, plus durable et plus robuste, elle est considérée comme la clé d'une mobilité électrique abordable. Sa part de marché en Europe devrait passer de 10% aujourd'hui à 40-60% d'ici 2030, alors que le continent ne produit quasiment pas ce type de batteries. Ce partenariat, qui approfondit une collaboration initiée en 2020, vise à sécuriser l'approvisionnement et à relocaliser une partie de la chaîne de valeur.
L'accord reste soumis aux approbations réglementaires et à l'aval des actionnaires de Gotion. Pour le Maroc, c'est une consécration. Sur sa plateforme Morocco Now, le Royaume s'est félicité d'une "nouvelle étape pour l'écosystème marocain des batteries". Le pays "renforce sa position de pôle stratégique pour la mobilité électrique et la fabrication de batteries, soutenu par un écosystème industriel compétitif et une forte connectivité aux marchés internationaux".

































