Baisse des exportations automobiles et aggravation du déficit commercial au Maroc en 2025
Les dernières données publiées par l’Office des changes sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs révèlent un recul du secteur automobile marocain au cours de l’année 2025. Les exportations de ce secteur ont diminué de 2 pour cent pour s’établir à 154,49 milliards de dirhams, contre 157,59 milliards de dirhams enregistrés en 2024, soit une baisse de 3,1 milliards de dirhams. Cette évolution négative s’explique principalement par le repli des exportations liées à l’activité de construction automobile, qui ont reculé de 13,6 pour cent.
Cette contre performance a toutefois été partiellement compensée par la bonne tenue des exportations de câblage, en hausse de 7,7 pour cent, ainsi que par la progression des composants de sièges, qui ont augmenté de 6,7 pour cent, limitant ainsi l’ampleur du recul global du secteur. Parallèlement, les exportations totales du Royaume ont poursuivi leur dynamique positive, enregistrant une hausse de 2,8 pour cent pour atteindre 469,07 milliards de dirhams. Cette progression est essentiellement portée par le secteur des phosphates et de leurs dérivés, qui a connu une croissance notable de 14,6 pour cent, soutenue par l’augmentation des exportations d’engrais, d’acide phosphorique et de phosphate brut. Le secteur de l’aéronautique a également affiché une performance solide avec une croissance de 10 pour cent.
En revanche, plusieurs autres secteurs ont enregistré des baisses. Les exportations du textile et du cuir ont reculé de 4,5 pour cent, tandis que celles de l’électronique et de l’électricité ont diminué de 8,8 pour cent. Le secteur de l’agriculture et des industries agroalimentaires est resté globalement stable, avec un léger repli de 0,1 pour cent. Du côté des importations, le rapport fait état d’une augmentation de 8 pour cent, atteignant 822,22 milliards de dirhams. Cette hausse est attribuée principalement à l’accroissement des importations de produits finis d’équipement et de consommation, ainsi que des matières premières. En revanche, la facture énergétique a reculé de 5,5 pour cent, en raison de la baisse des prix de certains produits pétroliers.
L’ensemble de ces évolutions a conduit à une aggravation du déficit commercial, qui s’est creusé de 15,8 pour cent pour atteindre un solde négatif de 353,14 milliards de dirhams à la fin de l’année 2025. Cette situation a également eu un impact sur le taux de couverture, qui a reculé de 2,9 points par rapport à l’année 2024.


































