Au Maroc, les résultats du S1 2026 confirment la montée des secteurs à forte valeur ajoutée

Août 29, 2026 - 15:33
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Au Maroc, les résultats du S1 2026 confirment la montée des secteurs à forte valeur ajoutée

Les publications financières des 27 et 28 août 2026 offrent une lecture croisée de l’économie marocaine. Loin d’une croissance uniforme, les chiffres montrent une recomposition sectorielle où l’industrie, la construction, la santé, les technologies financières et l’immobilier productif prennent le relais. Le 28 août, plusieurs groupes ont dévoilé des performances solides. Sonasid a déclaré un chiffre d’affaires social de 3,049 milliards de dirhams au premier semestre, avec une progression de 48% de ses investissements. Un signal fort dans un secteur de l’acier directement lié aux besoins en infrastructures.

Du côté des matériaux de construction, Holcim Maroc a enregistré 2,378 milliards de dirhams au deuxième trimestre, en hausse de 12,7%. Le groupe bénéficie d’une demande nationale en ciment en progression de 8%, portée par la reprise des chantiers publics et privés. La sphère technologique et sanitaire affiche également une dynamique soutenue. HPS a atteint 761 millions de dirhams de produits d’exploitation sur les six premiers mois de l’année, soit une croissance de 13,2%.

 L’éditeur de solutions de paiement profite de l’accélération de la digitalisation financière. Vicenne, spécialisé dans l’équipement médical, réalise 395 millions de dirhams au T2, en hausse de 29%, et porte son chiffre d’affaires semestriel à 591 millions de dirhams. Dans l’assurance, Sanlam Maroc dépasse la barre des 4,1 milliards de dirhams de chiffre d’affaires à fin juin. La branche Non-Vie progresse de 5,9%. Sur l’immobilier d’entreprise, Immorente affiche des produits de 21,8 millions de dirhams au T2, en hausse de 8%, reflétant l’intérêt croissant pour les actifs logistiques et industriels.

À l’inverse, Med Paper fait figure d’exception avec un recul de son chiffre d’affaires semestriel à 39,015 millions de dirhams, contre 42,420 millions un an plus tôt. Cet écart illustre la diversité des trajectoires selon les métiers. Au-delà des performances individuelles, une tendance commune émerge. Les secteurs adossés aux infrastructures, à la transformation agricole, à la santé, à la logistique et à la tech concentrent désormais l’essentiel de la croissance.

Sonasid répond aux besoins en acier, Holcim à la construction, CMGP à la modernisation agricole, HPS à la fintech, Vicenne à la modernisation du système de santé. L’immobilier productif, quant à lui, accompagne l’industrialisation et l’essor des plateformes logistiques. Cette diversification constitue un atout pour l’économie nationale. Elle permet de réduire la dépendance à quelques secteurs historiques et d’élargir la base productive.

 Reste que le principal enjeu pour les prochains mois sera de transformer ces investissements en gains concrets : emplois, exportations, transfert de technologies et intégration des PME dans les chaînes de valeur. La productivité et le contenu local seront déterminants pour ancrer cette dynamique.